LETTRE DU RESEAU n° 16

Sommaire

1.        EDITO    

1.        Les joyeuses aventures du CIEDEL, épisode n° 16.  

2.        Résacoop en bref :  

3.        Le Réseau se dynamise… 1ère étape : le site  

4.        CIEDELDOC   

par Marie-Christine BIVERT   

5.        L’article du mois : L’arrivée au CIEDEL, à Lyon, en France…     

6.        Quoi de neuf du côté de chez vous ?  


Comme je le disais dans la lettre du réseau N°15, le monde change, nos réalités changent, nos métiers changent… Le CIEDEL aussi change, c’est nécessaire pour continuer à offrir une formation de qualité, pour développer des appuis pertinents, pour continuer à être moteur des dynamiques de développement.

 Voici quelques uns des changements en cours :

 ·         Un nouveau module vient enrichir la formation du CIEDEL :
A partir de 2003/2004, les modules « problématique » et « diagnostic » seront regroupés. Cela facilitera l’intégration de ces modules si importants (Ah ! la rupture épistémologique, les concepts et leur décomposition…) dans les cursus des modulaires. Un nouveau module, « coopération décentralisée » va être mis en place, et c’est Corinne Lajarge qui en assume la responsabilité.

Ces changements préfigurent la refonte de l’ensemble de la formation qui se mettra en place à partir de 2005. 

·         Une deuxième session pour les anciens étudiants du CIEDEL
Du 8 au 19 septembre, une deuxième session réservée aux anciens étudiants aura lieu. Elle traitera de la problématique de la planification locale et communale qui est devenue le point de passage obligé dans la plupart de nos pays, tant en Afrique qu’en Amérique Latine, en Asie et en Europe. Nous travaillerons durant cette session à la fois sur les méthodes et outils, ainsi que sur les relations existant entre planification et développement… Un vaste programme ! La prochaine lettre du réseau sera consacrée à ce thème. Si certains d’entre vous ont des informations, expériences, publications sur ce sujet qu’ils veulent diffuser… Merci de nous en faire part.

 ·         Une participation renforcée du CIEDEL au PROFADEL
Le CIEDEL assure la fonction de tête de réseau durant la première phase du PROFADEL et à ce titre, est fortement impliqué dans la coordination de la première session qui va se dérouler en Roumanie. Cet atelier sera consacré à la réalisation d’un état des processus de décentralisation en 2003, état à partir duquel les formateurs d’APICA, du CIEDEL, de Escuela para el Desarrollo, de FFF Malagasy Mahomby et de FORDOC vont identifier les enjeux, contenus et pédagogies en matière de formation à la décentralisation. Plusieurs autres actions ont eu lieu, en particulier avec FFF Malagasy Mahomby… nous profitons d’ailleurs de cet espace pour souhaiter beaucoup de succès au nouveau cycle de formation d’agents de développement que vient de mettre en place FFF à Fianarantsoa, l’IM-D[1].

 ·         Une volonté renforcée de formalisation et de diffusion de nos connaissances.
Le CIEDEL va élaborer pour la Région Rhône-Alpes un manuel de la coopération décentralisée. Ce manuel a pour vocation de mettre à disposition des acteurs de la coopération des fiches techniques sur les questions de fond de la coopération et du développement (le partenariat par ex.) et sur les questions méthodologiques qui en découlent (comment évaluer un partenariat, comment élaborer une convention de partenariat…). Ce manuel sera accessible sur « le net » .

 

Ces changements qui n’affectent en rien, bien au contraire, l’ambiance de travail de l’équipe du CIEDEL que vous connaissez, vont être approfondis durant les prochains mois et nous espérons pouvoir continuer à vous surprendre lors du prochain numéro de la lettre à la fin de l’année.

                                                                                                                                   Christophe MESTRE

1.     Les joyeuses aventures du CIEDEL, épisode n° 16.

Dans l’Edito Christophe Mestre vous a informé des grandes nouveautés mais il ne vous a pas tout dit.

 Tout d’abord il ne vous a pas dit qu’il a été ré-élu (à l’unanimité !) pour un second mandat au poste de directeur du CIEDEL !  Après avoir assuré pendant 5 ans la direction du CIEDEL, Christophe est donc réélu pour 3 ans (comme prévu dans les statuts). Cette élection  en interne  a été ensuite validée par l’Université Catholique. Il est important que vous sachiez que cette unanimité n’est pas de celle qu’on retrouve dans certains pays… mais qu’elle témoigne de notre satisfaction quant au bilan de son premier mandat et de la confiance de l’équipe pour qu’il continue à accompagner l’évolution du CIEDEL.

 Coté formation, grâce, entre autre , à vos réponses (souvenez-vous, nous vous avons envoyé un questionnaire sur la formation), Elisabeth Vaillé et Pascale Vincent sont en train mettre à plat toute la formation afin de voir ce qui va, ce qui ne va pas, ce qui pourrait être amélioré, supprimé, rajouté… Elles vous présenteront les résultats de cette analyse prochainement.

 Les missions sont toujours aussi nombreuses : Gilbert Graugnard était au Niger début juillet où il réalisait avec Ousmane Bouba (un ancien étudiant – promo 2000-02) l’évaluation de la coopération entre les départements Côte d’Armor (en Bretagne) et Agadez. En Mars il était au Mali précisément dans la région de Tombouctou. Rose–Marie Di Donato de  Résacoop était début mai en Roumanie pour assister aux rencontres de la coopération décentralisée franco-roumaine. Bernard Husson a terminé l’évaluation de la coopération décentralisée franco-malienne (qu’il réalisait avec Mahamadi Diawara), il était lui aussi en Roumanie début mai afin de préparer un guide de la coopération décentralisée franco-roumaine, de prévoir l’organisation d’un atelier sur la décentralisation à Calarasi en juillet (dans le cadre du PROFADEL) et de participer à un cycle de rencontres avec les villes et universités de Timisoara, Ploeti et Pitesti.

Et d’autres en perspective ! Christophe  Mestre et Olivier Thomé vont réaliser l’évaluation de la coopération française au Cambodge, Bernard Husson et Corinne Lajarge vont évaluer  le PPDU (Programme Prioritaire de développement Urbain), à ce titre ils iront au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun et au Sénégal. Gilbert Graugnard sera au Burkina Faso en septembre où il effectuera avec une ancienne étudiante (Adrienne Ramdé) l’évaluation de la coopération décentralisée entre les villes de Besançon et de Douroula. Ces différentes missions seront, nous l’espérons, autant d’occasions de vous rencontrer !

 2.     Résacoop en bref :

Si vous vous intéressez à la Coopération Décentralisée, si vous en entendez beaucoup parler et que vous souhaitez en savoir plus ou si vous travaillez en lien avec cette thématique alors ayez le réflexe  www.resacoop.org.  Ce site contient de nombreuses informations qui répondront certainement à vos attentes… de plus il est mis à jour très régulièrement.  Par exemple vous y lirez tous les comptes rendus des réunions thématiques ou géographiques organisées depuis 1994 (les 3 dernières étaient sur la gestion de l’eau en milieu rural, le partenariat entre acteurs de la Région Rhône-Alpes et du Sénégal et la coopération avec l’Amérique Latine).

En parallèle de la réflexion que nous menons autour du réseau des anciens, nous réfléchissons aux éventuels liens qu’il pourrait y avoir avec le réseau Résacoop (les acteurs de la coopération décentralisée en Rhône-Alpes)… si vous avez des attentes ou des idées merci d’avance de nous les faire partager.

 3.     Le Réseau se dynamise… 1ère étape : le site

Dans la dernière Lettre du Réseau nous vous faisions part de notre désir de rendre le réseau plus « dynamique ». L’envoi de la Lettre par mail a suscité de nombreuses réponses d’encouragement. Cela confirme que vous êtes nombreux (et de + en +) à être « branchés » et qu’avec les nouvelles technologies il est plus facile de communiquer… donc de rester en lien.

Nous vous annoncions aussi la mise en ligne du site du CIEDEL (une nouvelle version sera d’ailleurs bientôt consultable) aujourd’hui c’est au tour du RAFOD de vous proposer d’aller jeter un coup d’œil sur le sien (www.rafod.org). 

Vous vous mélangez peut-être encore un peu les pinceaux entre le RAFOD et le CIEDEL et vous ne voyez pas l’intérêt de l’existence de 2 sites. Alors que le site du CIEDEL est notamment destiné à fournir des informations sur ses activités, celui du RAFOD, en plus des informations générales (activités, bourses, Présentation du PROFADEL) dispose d’un espace destiné aux anciens. Pour l’instant cet espace est encore en construction mais d’ici peu vous y aurez accès grâce à un mot de passe qu’Ana Maria Oliveira, qui a réalisé ce site et qui s’occupe de sa mise à jour, vous fournira.

Cet espace qui se veut « vivant », ne pourra pas vivre sans votre participation et votre participation (comme toute participation !) dépendra de l’intérêt que vous y trouverez …  de notre coté nous faisons le maximum pour répondre à vos attentes et vos besoins alors surtout ne vous privez pas de nous faire partager vos remarques (positives ou négatives), vos souhaits et vos attentes.

 4.     CIEDELDOC 

par Marie-Christine BIVERT

 Cette fois ci, pour changer, je ne vais pas vous parler de livres mais d’un site à visiter en toute urgence : www.rinoceros.org  !

 Rinocéros est un réseau international d’échanges d’informations pour un développement responsable et solidaire. Il est  composé actuellement de 50 centres ressources dont les objectifs sont de : diffuser une information alternative pour une autre mondialisation, échanger des expériences et des propositions, favoriser des pratiques solidaires, développer des centres de ressources et d'information. Le CIEDEL est membre de ce réseau. Vous trouverez sur ce site (encore en construction pour certaines rubriques) la charte du réseau, les modalités d’adhésion, et vous pourrez y consulter des fiches d’expériences, des dossiers d’actualité, des textes de référence, des bases de données et un calendrier international des manifestations sur des thématiques diverses (démocratie et citoyenneté, environnement, économie solidaire, etc.).                                                                                                         

5.     L’article du mois : L’arrivée au CIEDEL, à Lyon, en France…

  « L’arrivée au CIEDEL » « pourquoi ce thème puisque c’est passé» vous dites vous certainement. Nous avons fait ce choix précisément parce que vous avez tous été concernés… L’ article a donc été rédigé à partir de vos  témoignages (3),  des  questionnaires (27) qui ont été remplis par les étudiants du ciedel de mai 2002 à mai 2003 et de ce que vous aviez pu nous raconter à un moment où à un autre concernant vos arrivées.

Nous pensions que cette thématique allait faciliter votre participation.  mais vous n’avez été que 3 à répondre à cette sollicitation (sincères remerciements à ces 3 personnes qui se reconnaîtront)… nous essaierons d’être plus convaincants la prochaine fois ! Il est vrai que cet  « exercice » vous demandait un peu de temps.

 Il était une fois…

Mercredi 20 septembre 1999, 22h10, Ouagadougou,  aéroport …, Idrissa S. [2] dit au revoir à ses 2 enfants et son épouse qui sont venus l’accompagner pour son départ vers la France… Grâce à de nombreuses démarches, de multiples courriers et beaucoup d’espoir Idrissa a obtenu une bourse d’études pour suivre une formation  à Lyon, au CIEDEL… « Mesdames, Messieurs, embarquement immédiat sur le vol AF256 à destination  de Roissy Charles de Gaulle », c’est l’heure, Idrissa vérifie pour la quinzième fois qu’il a bien son billet, son passeport et son bagage à main, formule les dernières recommandations à son fils ainé (8 ans) et s’engage dans le brouhaha. C’est parti !

 Jeudi 21 septembre 1999, 6h30, Paris, aéroport Charles de Gaulle. 18°C, Idrissa se dit qu’il aurait du prendre son pull-over avec lui au lieu de le laisser dans la valise. « Maintenant il faut prendre la correspondance pour Lyon », Idrissa a une heure, il ne sait pas trop où aller mais il demande à une hôtesse qui lui donne des indications. La porte d’embarquement pour le vol à destination de Lyon, n’est pas très éloignée. Tout se passe bien.

 9h45. le voici à Lyon. Personne pour l’accueillir mais la dame du CIEDEL lui a dit de prendre un bus. Ca devient de plus en plus compliqué, il se sent vraiment déstabilisé.  Il demande alors son chemin à un monsieur qui passe devant lui. « Prenez l’ascenseur qui est là et là-haut c’est bien indiqué ! »… arrivé en haut Idrissa n’est pas plus avancé, il demande à quelqu’un d’autre, la personne lève la  tête et lui montre un petit panneau qu’il faut suivre. Idrissa comprend donc qu’il faut suivre ce type de panneaux et arrive finalement devant la navette. Prochain départ dans ¼ d’heure. Il a donc le temps de s’asseoir et de se reposer un peu. « C’est très propre et plutôt

calme, il n’y a pas beaucoup de bruit… C’est étonnant, on dirait qu’il n’y a pas d’odeur ».

 11h10. la navette arrive à Perrache. Mais notre ami Idrissa n’est toujours pas arrivé au CIEDEL, il cherche comment sortir de la gare, « après on verra » se dit-il….

 Et vous alors ?

La suite vous la connaissez… cette histoire vous l’avez quasiment tous vécue dans différentes versions. Pour ceux qui connaissent la version taxi, vous vous souvenez sans doute du prix que cela vous a coûté, dans la « version porter la valise jusqu’au CIEDEL et chercher le CIEDEL pendant une heure », c’était très compliqué car vous n’aviez pas compris à quoi correspondait le 30 rue sainte Hélène, ou vous ne parveniez pas à vous repérer sur les plans. Et puis il y a ceux qui sont arrivés la nuit à la résidence, ceux qui ne parlaient pas bien français, ceux qui ont attendu sous la pluie que la Poste ouvre car ils voulaient avant tout poster les courriers qu’on leur avait confié au pays (et ils ne savaient pas qu’on pouvait acheter des timbres dans les bureaux de tabac). Alors que les plus chanceux ont pu être accueillis par des proches, par des étudiants ou des compatriotes, certains ont vécu des situations vraiment difficiles : l’un de vous a dormi 2 jours dans un centre d’accueil à Perrache, un autre est resté 48h sans presque rien mangé… nous en sommes sincèrement désolés. Souvent vous vous attendiez à ce que quelqu’un du CIEDEL vienne vous chercher à l’aéroport : un étudiant écrit « dépaysé, j’ai traîné ma valise jusqu’au CIEDEL. Puis le même mouvement jusqu’au bus 46. Enfin le même mouvement en montant jusqu’au bâtiment où je loge. Alors qu’il fallait votre bus »…malheureusement le CIEDEL n’a pas de bus ! Vous avez ensuite dû comprendre que c’était impossible pour nous de venir chercher chaque étudiant à l’aéroport vu les retards, les arrivées éparpillées… et le travail que nous demande la préparation de la rentrée.

 C’est ça la France ?

Certains étaient déjà venus en Europe, il y a aussi les français (La Minorité qui se sent toujours un peu exclue de ce genre de propos) mais pour beaucoup tout était à découvrir… il vous a fallu vous acclimater, trouver vos repères tant sur un plan géographique que relationnel, « les différences culturelles m’ont amené à être sur mes gardes pour ne pas risquer de contrarier ».

Bien qu’un certain nombre n’ait pas rencontré de difficulté particulière nombreux sont ceux qui nous racontent leurs surprises, les divers soucis voir leurs mésaventures.

 Les tracas que vous avez pu avoir sont multiples et d’ordre très divers : des repas à la solitude,  en passant par le climat ou la langue (pour les hispanophones par exemple), il a fallu que vous adoptiez de nouvelles habitudes de vie… Une des difficultés la plus ressentie concernait le repérage des différents lieux et en particulier la compréhension du fonctionnement du réseau des transports en commun « A Lyon, j’ai été marquée par les voies de communication souterraines, je me demandais si j’étais devenue une souris pour passer par les gros trous. Je ne pensais pas qu’un jour je pourrais prendre seule les bus et métros, l’escalator » nous raconte l’une d’entre vous.  Un ancien nous a récemment expliqué qu’il avait eu beaucoup de mal à trouver le bureau d’Egide car il cherchait  des panneaux de signalisation, quand finalement il a osé demander à un passant, celui-ci ne connaissait pas Egide mais a pu l’accompagner grâce à l’adresse. Quelle surprise quand notre étudiant s’est aperçu que la seule indication qui comportait le nom d’Egide était le bouton de la sonnette qui mesure à peine plus de 4 centimètres…

 Vous avez en outre souvent été frappés par « l’ agitation » des français « j’arrivais tout étranger et découvrais des gens qui faisaient la course au temps ». A plusieurs reprises vous évoquez un environnement assez « individualiste » où il y a peu de place pour les relations humaines « chacun s’occupe de ses affaires », « le chacun pour soi domine », « les machines occupent la place des hommes dans beaucoup de domaines, ceci m’amène à dialoguer avec les machines lorsque je veux acheter un ticket de bus/métro ». Mais finalement vous vous y êtes tous fait… et même souvent très rapidement !

 Premiers repères au CIEDEL … avant la rupture (épistémologique bien sûr!)

Néanmoins, à l’inverse de ce sentiment d’indifférence de la part DES GENS vous nous parlez du climat amical et chaleureux que vous avez trouvé au CIEDEL. Vous mentionnez presque tous que vous ne vous attendiez pas à une ambiance aussi conviviale tant entre les étudiants qu’avec l’équipe pédagogique et administrative. « Au CIEDEL je fus marquée par l’hospitalité de tous ceux qui y travaillent. Ce n’est qu’en Afrique que j’imaginais cet accueil… je pouvais ainsi tutoyer et appeler mes formateurs par leur prénom ou leur petit nom. Chose impossible dans nos universités. » Une autre ancienne raconte : « ce que j’ai aimé le plus c’est ce mélange de gens qui viennent de pays différents, j’ai pu apprendre beaucoup de choses sur le Chili, le Brésil par exemple et surtout sur l’Afrique ».

 Nous espérons que cet article vous aura malgré tout rappelé de bons souvenirs, et n’oubliez pas que c’est très intéressant pour nous (et ce, à différents niveaux) de connaître quels étaient vos impressions, vos ressentis, votre analyse sur ce que vous avez vécu pendant la formation… car même si cela ne sera jamais parfait nous essayons continuellement d’améliorer les choses !

  « A mon avis, la vie ça s’apprend. Il faut laisser les étudiants se débrouiller tout seul. Ici en France c’est un autre monde mais on nous a toujours facilité les choses. Tout est écrit il suffit de lire, d’observer et de suivre »

6.     Quoi de neuf du côté de chez vous ?

 

Vous êtes chaque fois de plus en plus nombreux à nous écrire et à nous donner de vos nouvelles, La Lettre du réseau n’étant que bi-annuelle, les nouvelles qu’elle contient ne sont pas toujours très fraîches, nous espérons pouvoir les publier plus régulièrement sur le site !

 ¯      En Afrique

 

Vénuste RWAMFIZI (Rwanda) travaille à L’UNICEF « comme consultant dans des programmes de nutrition communautaire et de prévention du VIH/SIDA, basé sur la participation communautaire et l’engagement des partenaires au niveau local » il nous confie qu’il s’épanouit « dans ce travail très passionnant grâce aux approches ciedeliennes ». rwamfizi@hotmail.com

 Montoingar DINGAMBAYE (Tchad) travaille à ESSO où il est l’assistant du superviseur socio-économique sur un projet pétrole. En plus de la gestion des conflits entre les paysans et le consortium qui travaille sur le terrain , il effectue des études socio-économiques.

 Hady BOUNDY (Mali) travaille avec le PNUD en tant que volontaire national sur un programme d’appui à la décentralisation dans les régions de Mopti et de Tombouctou. Ses principales thématiques de travail sont le suivi-évaluation, la capitalisation des expériences de décentralisation, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et la formation des élus. hadyboundy@yahoo.fr

 Herman MUKWEGE (RDC) est à Bukavu « dans un programme de lutte contre le sida…je continue aussi mon travail en milieu rural dans le domaine de l’eau et de l’assainissement ».Herman@swing.be

 Marie-Crescence NGOBO (Cameroun)  a mis en place une unité de séchage de fruits « j’ai sorti les ananas séchés, j’attends la période des mangues… je compte aussi sécher le poulet […] nous cherchons  encore les circuits de commercialisation plus rentables […] nous passerons [ensuite] à la vulgarisation auprès des femmes en zone forestière ». ngobomc@yahoo.fr

 Moussa SIDIBE (Mali) a été nommé coordinateur de la composante alimentation en eau potable et assainissement d’un programme d’infrastructures rurales « c’est grâce à mes compétences acquises au sein [du CIEDEL] qu’on m’a fait confiance pour me nommer premier responsable de ce programme niveau terrain ». cids@afribone.net.ml

 Nathalie MAICHE est en RDC en tant que volontaire jusqu’à fin Juillet. Elle explique que la région de Butembo est entre guerre et guérilla, ce qui rend la vie quotidienne peu sécurisante mais « malgré cela la vie continue […] il faut rester prudent, mais apparemment, rien de plus inquiétant qu’avant ». nathaliemaiche@yahoo.com

 Ronsard KIMWENGI MASSAMBA (RDC) nous fait part de la situation préoccupante de son pays. Il est actuellement directeur-coordinateur d’un centre de vulgarisation agricole à Luozi, en Bas Congo. (l’adresse électronique qu’il nous a donné ne fonctionne pas, merci de nous la confirmer par mail)

 ¯      En Europe

 Axelle CAPPAÏ est de nouveau en France à Marseille, elle cherche à suivre la formation pour devenir institutrice.

Poly TSHILUMBA  de RDC habite à Paris « les amis du CIEDEL qui sont de passage à Paris peuvent me contacter pour discuter et échanger sur nos différents parcours et pourquoi pas élaborer des projets qui nous tiennent à cœur ».

polybaruwa@hotmail.com

 Déogratias BIZIMANA du Rwanda, est à Lyon où il travaille au foyer Notre Dame des Sans Abris, il y fait de l’écoute téléphonique. Il suit aussi une formation professionnelle qui porte essentiellement sur le génie civil. « mais je n’ai pas rompu avec le Rwanda. Je suis en contact régulier avec l’association pour laquelle je travaillais […]. Si le programme ne change pas, et si la situation continue à se normaliser au Rwanda, je compte rentrer pour rejoindre cette association […] mais comme beaucoup de compatriotes, j’attends de voir le déroulement des élections présidentielles qui auront lieu au Rwanda vers la fin de cette année.. Nous sommes un peu inquiets […] si ça se passe bien, ça sera un grand pas vers la paix et la réconciliation ». bizimana.deogratias@wanadoo.fr

 Jean-Christophe MAILLARD DE LA MORANDAIS (Suisse) s’est spécialisé en informatique : il réalise des sites et forme ses clients à la maintenance de leur site… ceci en attendant que son projet de turbines puisse être mis en place (avec son associé ils doivent monter une SARL dans la zone franche de Valence). morandais-trocme@bluewin.ch

  Damien REHAR (France) était déçu que dans la dernière lettre nous ayons parlé de nombreux pays sauf de la France. Alors cette fois nous ne faisons pas l’impasse ! Damien a monté un second SEL (Système d’Echange Local) à Nancy. « pour plus d’info, jetez donc un coup d’œil sur le ouèbe : www.selidaire.org ». Merci beaucoup à Damien d’avoir égayé notre lettre par ses dessins.

darehar@yahoo.fr

 Doïna TUTA OSMAN (Roumanie) souhaite de tout cœur continuer la formation au CIEDEL mais ce n’est pas toujours facile de trouver des financements. Il faut souvent beaucoup de persévérance… ça vous rappelle quelque chose ?!?

doinaosman@yahoo.com

 Codruta SACELEAN (Roumanie) qui est rentrée dans son pays en février a réussi à monter une ONG après de très longs efforts.  Elle a aussi obtenu une bourse pour venir terminer sa formation… elle sera donc de retour parmi nous l’année prochaine ! codruta_s@hotmail.com

 Didier LAMIRAND s’est installé avec sa famille dans les Pyrénées Orientales où il produit des olives pour l’huile. lamidel66@aol.com

 ¯      En Asie, au Moyen Orient et en Amérique du sud 

Blandine LEBOURGEOIS (Philipines) « je bosse aux Philippines depuis mars 2002, avec Handicap International, comme directrice des programmes. » sur 3 axes de travail : la réhabilitation des personnes handicapées, les interventions d’urgence en cas de typhon, conflits ou tremblement de terre et le développement communautaire (au sens large du terme). blandinelebourgeois@yahoo.fr 

Fayrouz ABBOUD (Palestine) « dans la situation dans laquelle je vis en Palestine, si douloureuse de tous les points de vue je pense souvent à vous, tous mes amis du CIEDEL, et j’espère que vous essayez de comprendre ce qui se passe ici et qui ne ressemble à rien d’autre dans le monde ». fayrouzn@yahoo.com 

Joseph Augustin Leprince (Haïti) nous a écrit un long courrier : malgré les difficultés d’ordre politique qui le touchent profondément, sa famille et lui-même vont très bien.

 Carlos PULGARIN (Equateur). Alors qu’il était depuis quelques années aux USA il est retourné dans son pays pour mettre en place la ferme qu’il a pu construire et reprendre des activités en rapport avec le développement local ».

carlospulgarin@voila.fr

 ¯      Et une heureuse nouvelle : Mamane BARAGé étudiant de première année  a eu une petite fille en mai dernier. Il a profité des vacances d’été pour aller faire sa connaissance au Niger.  

La lettre du Réseau est rédigée par les membres de l’équipe CIEDEL/RAFOD. Coordination : Marie-Loup FALL-GUERIN

Le prochain numéro de la lettre du Réseau (n°17) sera essentiellement consacré aux « plans de développement locaux et communaux », comme vous l’a dit Christophe dans l’Edito nous attendons vos contributions ou vos questions.

Quant au n°18 le thème n’a pas encore été fixé, pour nous aider dites-nous quelle(s) thématique(s) vous intéresserait particulièrement.


[1] Ingénierie et Management des actions de Développement local durable

[2] Idrissa S est une personne totalement fictive, bien que nous nous soyons inspiré de vos récits, il est sorti tout droit de notre imaginaire…